« Au revoir les enfants »

Dans le cadre du 30ème anniversaire du film « Au revoir les enfants »

Plusieurs rendez-vous sont proposés :
– Une rencontre autour de Louis Malle, par Josiane et Christian Mareuil, sociétaires de la SHAAP, retraceront la vie et l’œuvre du cinéaste Louis Malle, le samedi 21 janvier à 18 heures, dans le cadre du Petit Théâtre du Centre culturel et sportif Saint Ayoul (gratuit).
– Une exposition intitulée « Souvenirs d’école », avec notamment la reconstitution d’une salle de classe de 1944 et 1987, du 13 mars au 8 avril, à la Bibliothèque municipale Alain Peyrefitte (gratuit).
– Une projection du film de Louis Malle « Au revoir les enfants », avec un retour sur le tournage à Provins de janvier à mars 1987, le samedi 25 mars à 19 h 30, au cinéma Le Rexy (tarif : 5 euros).

Affiche du film

Le film Au revoir les enfants du cinéaste Louis Malle, est un film français réalisé par Louis Malle, sorti en 1987. Il présente l’histoire romancée, vue par un collégien, du Père Jacques de Jésus, prêtre résistant qui a caché des enfants juifs dans le collège qu’il dirigeait.

Ce film a remporté le Lion d’or à la Mostra de Venise en 1987.

Nommé deux fois aux Oscar, le film obtient sept César dont celui du meilleur film et du meilleur réalisateur en 1988.

« … Plus de 40 ans ont passé et jusqu’à ma mort je me rappellerai chaque seconde de ce matin de janvier. » C’est avec ces mots « Au revoir les enfants » que se conclut  le film, alors que la Gestapo emmène les camarades du futur réalisateur et le Père Jean vers une mort certaine. « Pendant longtemps, j’ai purement et simplement refusé de m’y attaquer, parce que cet événement m’avait traumatisé et qu’il a eu une énorme influence sur ma vie », a pu confié Louis Malle. Avec le tournage de ce film, il revivait, vingt-trois ans après, un épisode tragique de son enfance.

C’est au Petit-Collège du Couvent des Carmes à Avon, au mois de janvier 1944, que trois enfants juifs et le père Jacques, qui les cachait au collège sous de faux noms, étaient arrêtés devant les autres élèves, parmi lesquels se trouvait Julien Quentin, le véritable nom de Louis Malle. Le réalisateur n’a pas voulu revenir sur les lieux mêmes du drame auquel il avait assisté enfant pour tourner « Au revoir les enfants ».

Ce film a été tourné à Provins et l’actuelle Institution Sainte-Croix a été choisie, à l’époque, par le réalisateur, comme « décor » pour son tournage et donner le cadre du collège où se situe l’action du film. Certains y reconnaîtront des Provinois, qui ont fait de la figuration ou ont obtenu un petit rôle. Des sociétaires de la SHAAP, ont même eu à conseiller le réalisateur, sur certains faits historiques.

Louis Malle et ses jeunes comédiens

Pour ma part, le tournage a été réalisé, l’année, qui a suivi mon départ de cette école provinoise, où j’étais alors scolarisée, jusqu’à mon entrée au lycée. J’y reconnais, le proviseur de l’époque, qui tient le rôle du professeur d’éducation physique ; j’y reconnais aussi ma cour de récréation et la salle de ma classe de 3ème, qui, pour des questions de tournage, avait été réaménagée en cuisine ! Je reconnais la salle qui a été choisie pour faire l’internat, et puis la petite rue des jacobins, qu’il fallait grimper en revenant de la cantine, située plus bas (là où il y avait à l’époque les classes de 6ème et de 5ème), la petite porte… Que de souvenirs !

Au revoir les enfants, un film bouleversant, à voir ou à revoir absolument !

Le scénario est édité :
Au revoir les enfants, Gallimard, [1987], folio n °2593, mai 1994, 165 pages. (6,60 euros)

Parlez-en à votre libraire préféré !

« Le livre Au revoir, les enfants, s’inspire du souvenir le plus dramatique de mon enfance. En 1944, j’avais onze ans et j’étais pensionnaire dans un collège catholique, près de Fontainebleau. L’un de mes camarades, arrivé au début de l’année, m’intriguait beaucoup. Il était différent, secret. J’ai commencé à le connaître, à l’aimer, quand, un matin, notre petit monde s’est écroulé. Ce matin de 1944 a peut-être décidé de ma vocation de cinéaste. J’aurais dû en faire le sujet de mon premier film, mais j’attendais. Le temps a passé, le souvenir est devenu plus aigu, plus présent. Après dix ans aux États-Unis, j’ai senti que le moment était venu et j’ai écrit le scénario d’Au revoir, les enfants. L’imagination s’est servi de la mémoire comme d’un tremplin, j’ai réinventé le passé, au-delà de la reconstitution historique, à la poursuite d’une vérité à la fois lancinante et intemporelle. »

Concernant la SHAAP (Société d’Histoire et d’Archéologie de l’Arrondissement de Provins), lire mon article sur ce blog.

 

Auteur/autrice : Elisabeth

Créatrice et administratrice de ce blog

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