Quiz littéraire n°2

Quèsaco ?

Chaque mois,

un quiz littéraire vous est proposé.

***

De quelle œuvre est tirée la citation suivante et quel est son auteur ?

Voici une intéressante réflexion sur la démocratie.
De quelle œuvre cette citation est-elle tirée ?
Quel homme politique français en est l’auteur ?

« La démocratie ne consiste pas à mettre épisodiquement son bulletin dans l’urne, à déléguer les pouvoirs à un ou plusieurs élus, puis se désintéresser, s’abstenir, se taire, pendant cinq ou sept ans. (…) La démocratie n’est efficace que si elle existe partout en tout temps. Le citoyen est un homme qui ne laisse pas aux autres le soin de décider de son sort commun. Il n’y a pas de démocratie si le peuple n’est pas composé de véritables citoyens, agissant constamment en tant que tels. »

(Réponse le mois prochain)

Utilisez la fonctionnalité des commentaires, si vous trouvez…

Auteur : Elisabeth

Créatrice et administratrice de ce blog

3 réflexions sur « Quiz littéraire n°2 »

  1. Le défi a été remporté magistralement par Jean-Paul… alors je lance un autre défi, pour monter la barre un peu plus haut… vous êtes trop forts.
    Quel numéro de page ? Qui va pouvoir me répondre ? Attention, soyez précis. Cet ouvrage a été édité plusieurs fois. Il faudra aussi donner l’édition (certains curieux voudront vérifier…).

    1. Félicitations Jean-Paul, c’est un sans-faute. Il s’agit bien d’une citation de l’homme d’État français Pierre Mendès-France (Pierre Isaac Isidore Mendès France, surnommé PMF), tirée de l’un de ses nombreux ouvrages, Pour une république moderne, édité chez Gallimard, en 1962. Il était issu d’une vieille famille d’ascendance séfarade judéo-portugaise du nom de « Mendes de França », installée à Bordeaux, Rochefort, Louviers et Paris. Il est titulaire d’un doctorat en Droit. Parallèlement à ses études, il se tourne très tôt vers le militantisme et se révèle être un farouche opposant de l’extrême droite, très actif dans le Quartier latin. Il participe aux affrontements qui opposent alors « l’Action française » et les « Jeunes patriotes » dans les années vingt. Député de l’Eure à partir de 1932 (il est alors le plus jeune député de France) et maire de Louviers à partir de 1935, il est élu conseiller général de l’Eure en 1937. Il a été le seul député à s’opposer à la participation française aux Jeux olympiques de Berlin en 1936 : « Les jeux olympiques, que les nazis présentent déjà comme leur triomphe, vont s’ouvrir à Berlin. La France doit-elle participer à ces fêtes qui seront celles du racisme autant que du sport ? ». Résistant, durant la Seconde Guerre mondiale, il est de ceux qui veulent poursuivre la guerre à partir de l’Afrique du Nord, et il embarque à bord du Massilia avec un certain nombre de députés et d’hommes politiques français en opposition avec le régime de Vichy. Après-guerre, il retrouve ses mandats de député de l’Eure, de maire de Louviers et de président du conseil général de l’Eure. Le 19 octobre 1950, à l’occasion d’un débat budgétaire, le député de l’Eure monte à la tribune de l’Assemblée nationale et se lance dans un véritable réquisitoire contre la guerre d’Indochine. Il ne se contente pas de dire que le conflit coûte trop cher, il ouvre aussi le dossier politique et militaire. Il dénonce très vivement l’engagement militaire français et devient l’un des principaux opposants au conflit : « Cela ne peut continuer ainsi. […] En vérité, il faut choisir entre deux solutions également difficiles mais qui sont les seules vraiment qu’on puisse défendre à cette tribune sans mentir… La première consiste à réaliser nos objectifs en Indochine par le moyen de la force militaire ; Si nous la choisissons, évitons enfin les illusions et les mensonges pieux. Il nous faut pour obtenir rapidement des succès militaires décisifs, trois fois plus d’effectifs et trois fois plus de crédits ; et il nous les faut très vite… L’autre solution consiste à rechercher un accord politique, un accord évidemment avec ceux qui nous combattent. Sans doute, ne sera-ce pas facile… Un accord, cela signifie des concessions, de larges concessions, sans aucun doute plus importantes que celles qui auraient été suffisantes naguère. Et l’écart qui séparera les pertes maintenant inéluctables et celles qui auraient suffi voici trois ou quatre ans mesurera le prix que nous payerons pour nos erreurs impardonnables… ». Après une première tentative infructueuse pour former un gouvernement en 1953, il est finalement investi président du Conseil avec une forte majorité le 18 juin 1954, quelques semaines après la défaite française à la bataille de « Dien Bien Phu », pour faire la paix en Indochine. Il ne dirige le Gouvernement que pendant sept mois et demi, mais son passage aux affaires, est l’un des temps forts de l’histoire institutionnelle de la IVe République. Le 11 février 1958, il s’était fait violemment prendre à partie à l’Assemblée nationale, par le jeune député d’extrême droite Jean-Marie Le Pen : « vous savez bien, Monsieur Mendès France, quel est votre réel pouvoir sur le pays. Vous n’ignorez pas que vous cristallisez sur votre personnage un certain nombre de répulsions patriotiques et presque physiques ».
      Pierre Mendès France, qui, selon sa veuve « enviait à Charles de Gaulle sa mort magnifique » eut la même fin rapide, succombant à un infarctus foudroyant le 18 octobre 1982, à son bureau, à l’âge de 75 ans. Il avait demandé par testament que ses cendres soient dispersées à Louviers (Eure) dont il fut maire.
      Sources : Wikipédia. En savoir plus sur Pierre Mendès-France.

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